La loi française et les fêtes religieuses

La loi française et les fêtes religieuses

Des journalistes et des personnalités politiques ne cessent de s’effaroucher depuis qu’un courrier a été transmis, par le service interacadémique des examens et concours des académies de Créteil, Paris et Versailles, aux centres d’examen rappelant la possibilité de voir reporter le rattrapage du bac du mercredi 6 juillet pour les scolaires de confession musulmane pour cause d’aïd el fitr.
Ces personnes feignent oublier qu’il s’agit là d’un simple rappel des textes de loi utilisés depuis des années sans remous et dont la dernière application remonte à moins d’un mois au profit de bacheliers de confession juive qui ont pu bénéficier du report des examens oraux du lundi 13 juin 2016 à l’occasion de la Pentecôte juive.
Il est effarant de voir à quel point les mémoires flanchent et les langues se délient dans ce pays dès qu’il s’agit d’islam et des musulmans.
 
Pour rappel :

  • Concernant les personnels, la loi a évolué dans ce sens depuis 1967. Il est vrai qu’à l’époque l’islam ne focalisait pas les mauvaises attentions.

La circulaire FP n°901 du 23 septembre 1967 a indiqué que les chefs de service peuvent accorder aux agents qui désirent participer aux cérémonies célébrées à l’occasion des principales fêtes propres à leur confession, les autorisations d’absence nécessaires.
De même qu’il y a plusieurs dates de fêtes religieuses à respecter pour les autres confessions (catholique, protestante, orthodoxe, arménienne, juive et bouddhiste), sont considérées comme grandes fêtes musulmanes donnant droit à l’application de la circulaire précitée : Aïd El Adha, Al Mawlid Ennabi et Aïd El Fitr.
 

  • Concernant les élèves, et pour aller dans le même sens que celui concernant les fonctionnaires, à l’occasion de l’application de la très mauvaise loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 d’exclusion du port du foulard à l’école, une circulaire datée du 18 mai 2004, a été signée par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de l’époque, François Fillon. Elle indique que des autorisations d’absence doivent pouvoir être accordées aux élèves pour les grandes fêtes religieuses qui ne coïncident pas avec un jour de congé (…). Elle dit également que l’institution scolaire et universitaire, de son côté, doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses. Le report est implicitement le recours.

 
Cette circulaire fût appliquée à diverses occasions.
 
N’en déplaise aux personnes de mauvaise foi, la loi est, et restera souhaitons-le, égalitaire pour tous.
 
Union des Organisations Islamiques de France,
La Courneuve, le 5 juillet 2016.

3 Comments

  1. Swar dit :

    Assalam alykoum sa rahmatou ALLAH
    Pour donner un sens à nos demandes et a nos droits reconnus par les lois ,je pense qu’il temps qu’il y ait un calendrier bien défini et connu à l’avance de nos fêtes religieuses le début de ramadan , l’aid al fitr ….. Et d’utiliser les techniques correspondants aux temps modernes du 21éme sicle à fin de tirer la communité musulmane vers le haut et ne pas exiger d’utiliser des moyens d’une période passée . Il faut pas oublier que il y avait beaucoup des scientifiques astronomes arabo-musulmans qu.ils étaient excellents dans l’astronomie , alors certains ne veulent que rester dans la doute sans savoir pour quelle raison il ne veulent pas évoluer!

  2. ST dit :

    Il s’agit d’autorisations d’absence dans votre argumentation. Pas d’autre chose.
    Quant à l’organisation d’examens qui ne doivent pas être organisés le jour de grandes fêtes religieuses, vous même ne savez même pas précisément quand tombera la fin de votre ramadan. Vous imaginez bien que l’organisation d’examens scolaires comme le baccalauréat ne se fait pas au dernier moment!!!
    Vos arguments sont fallacieux!!!

  3. SOULIE JC dit :

    Il faut rappeler que la loi de 1905 désignait un contexte religieux particulier où l’islam était absent car non connu et développé, tel qu’il l’est aujourd’hui. L’Islam ne concentrait pas l’esprit des Français, des politiques, des services de renseignement et de police à cette époque. La loi de 1905 et les modifications qui y ont été apportées, ne peuvent être rétroactives sur le fond concernant les jours fériés quand on sait qu’ils sont basé pour la grande majorité sur les fêtes religieuses Chrétiennes. La France est un pays dont les fondations sont Chrétiennes uniquement. Il ne peut en être autrement, comme c’est le cas dans les pays musulmans. Pourrait-on exiger des jours fériés Chrétiens dans des pays où l’Islam domine?
    Le travail du dimanche ayant été importé depuis des pays non-Chrétiens, il tend à se généraliser dans le secteur du commerce. Aucun employeur qui se respecte, ne demande à un candidat, quelle est sa religion! Il se base sur les jours fériés Chrétiens et encore certains les négliges. Autrement dit, il est inconcevable qu’une personne fasse passer sa religion avant son travail. C’est valable pour les fêtes religieuses comme pour les instants de prières.
    On comprend mieux l’absolue nécessite et urgentissime, de réformer l’Islam de France comme le déclame le CFCM. Vous citez dans un de vos articles les  »associations communautaristes » à propos de drame du Père Hamel., qui s’associent à ce drame. Mais c’est cet adjectif ‘communautarisme » qui sonne mal tel une cloche fêlée. Justement, il ne faut plus de communautarisme, autre chose que de la compassion, de la solidarité et de la fraternité contre le rempart de l’obscurantisme! C’est ce que nous attendons de voir, d’entendre, de vérifier, envers la religion musulmane établie en France, envers ses fidèles, ses imams, ses cadres religieux, nous les Français Chrétiens, Juifs, Boudhistes ou athées. Unissez-vous avec le CFCM et ce sera un premier pas vers homogénéisation de l’Islam de France.

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