Discours du Président de l'UOIF pendant #LaRencontre

Discours du Président de l'UOIF pendant #LaRencontre

Au nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
Que les prières et la paix soient sur le Prophète
 
Mesdames, Messieurs, Chers honorables invités
Chers amis, Chères sœurs, Chers frères,
 
Nous rendons grâce à Dieu d’avoir permis la tenue de cette 31ème Rencontre Annuelle des Musulmans de France (RAMF). C’est quatre jours sont toujours de grands moments de spiritualité, de fraternité et de dialogue. Nous sommes heureux de les vivre avec vous aujourd’hui.
 
Cette année, nous avons choisi de nous arrêter sur les valeurs à l’épreuve des sociétés en mutations. Les valeurs sont constitutives de notre identité. Elles se transmettent, se partagent, se pratiquent. Tout d’abord à travers l’Homme et la façon qu’il a de se conformer aux valeurs qu’il a choisies. Ensuite au sein de la famille, premier lieu de vie en société, qui va donner du sens aux valeurs pour pouvoir les transmettre. Et, enfin, à l’aune du vivre-ensemble, où les valeurs pourront être partagées et respectées dans leurs différences. La collectivité, de l’école à l’entreprise, de la communauté culturelle ou religieuse,  va chercher à identifier et à promouvoir ses valeurs tout en laissant un espace d’interaction pour accepter l’autre. Ces trois dimensions –  l’homme, la famille, le vivre-ensemble, nous ont semblé nécessaires pour aborder la question des valeurs dans nos sociétés en mutation.
 
Et, effectivement, en l’espace d’un siècle, les mutations ont été majeures. Economiques, politiques, sociales et morales. Les valeurs sont sans cesse questionnées ou bousculées par les bouleversements sociétaux à l’œuvre. Et pourtant, ce sont elles qui assurent en grande partie la stabilité d’une société, qui vont inspirer son fonctionnement et ses modes de régulation.  C’est dire si la question des valeurs est importante. Elle est primordiale et indispensable à toute vie sociale.
 
L’Homme
 
Pour les croyants que nous sommes, l’homme n’a pas la charge de découvrir seul les valeurs qui lui seront utiles. Dieu nous a transmis à travers la Révélation un certain nombre de valeurs que l’être humain s’approprie, intériorise et pratique. Dieu nous a transmis aussi une échelle des valeurs, la croyance en l’unicité de Dieu étant la plus élevée. Dieu nous a gratifié de valeurs morales qui doivent bâtir  l’individu : la sincérité, la générosité, la responsabilité, l’humilité, le courage, le respect,  car c’est cet homme-là qui pourra porter les valeurs de la société aimée de Dieu ; une société de justice, de liberté, de paix, de solidarité, d’égalité…
 
En effet, la réforme de l’individu précède celle de la société. Notre bien-aimé Prophète Muhammad (SBS) a consacré la première décennie de sa mission prophétique à inculquer des valeurs –sans jamais se rebeller contre la société hostile de l’époque – et a formé des hommes capables de les faire vivre dans toute leur plénitude.
 
Si tout à chacun doit questionner ses valeurs, et donc son éthique, l’éthique proposée par la religion vise la perfection de l’être humain vis-à-vis de ses congénères mais aussi dans son comportement envers Son Seigneur. Pour autant, elles ne sont pas exclusives. C’est-à-dire que les valeurs morales sont continues, quelles que soient les personnes ou les situations. Dieu nous dit « Ô vous qui croyez ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Dieu l’ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Dieu a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu’] Dieu est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites ». Sourate les Femmes, verset 135.
 
Ainsi un musulman ne peut avoir une éthique pour les musulmans et se détacher de son éthique quand il a affaire à des non musulmans, croyants en Dieu ou non. Les valeurs ancrées en l’homme de Dieu lui donnent toute sa dimension et lui permette d’accomplir la mission pour laquelle Dieu l’a mis sur Terre : organiser et développer la vie terrestre dans le souvenir de Dieu et selon ce qu’Il aime. Et Dieu nous a fait savoir qu’Il aime les valeurs qu’Il nous recommande, telle cette parole de Dieu « « Ô Mes serviteurs!  Je me suis interdit l’injustice à Moi-même, et Je vous l’ai également interdite.  Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. » (Sahih Mouslim)
 
Si la première valeur qui rassemble les croyants est celle de l’existence et de l’unicité de Dieu, Créateur de toute chose, la seconde peut porter sur la dignité humaine. On quitte les valeurs suprêmes du dogme pour se diriger vers l’homme et le sens de son existence.
 
Alors, pour nous, deux valeurs primordiales sont à questionner dans la société d’aujourd’hui : la dignité et le respect de l’intégrité de l’être humain. Comment envisager une société où la dignité humaine ne serait plus qu’une expression ? C’est une société dont les membres seront indifférents les uns aux autres et qui finira par s’éteindre. La dignité humaine c’est d’abord les droits fondamentaux garantis par la loi mais aussi la possibilité de mener une vie digne : la protection contre toute discrimination, un travail permettant de vivre sans s’endetter, un accès facilité aux soins, à la culture et à l’éducation.
 
L’intégrité de l’être humain nous renvoie à la valeur de la vie humaine. L’intégrité physique et morale de chacun doit être une valeur partagée par tous car d’elle découle le respect et la tolérance. A l’heure où le racisme se renouvelle, où on l’on constate une violence latente dans les rapports sociaux, où la valeur d’un homme se mesure uniquement à sa réussite sociale – c’est-à-dire professionnelle – et donc à son argent, nous avons le devoir de rappeler, tous ensemble ici, qu’il ne peut y avoir de dignité sans préserver le même niveau d’intégrité morale et physique à chacun. A commencer par la liberté de conscience et d’expression.
 
La valeur de la vie humaine c’est aussi refuser toute atteinte injustifiée à la vie d’hommes et de femmes. Oui, nous devons toujours refuser la banalisation du meurtre, où qu’elle soit et notamment dans les zones de conflits où les morts se comptent par milliers. L’exemple du massacre du peuple syrien est devant nos yeux…nous ne pouvons pas l’accepter.
 
La valeur de la vie humaine nous pousse aussi à interpeller la société sur les questions délicates de la bioéthique. Il y a effectivement des sujets sur lesquels les hommes de religion doivent s’exprimer et travailler avec tous les acteurs de la société. L’avortement, l’euthanasie ou le suicide assisté qui existent ailleurs, le rapprochement entre l’état des connaissances scientifiques et le droit des fœtus, mais aussi les conditions de la procréation médicalement assistée sont autant de questions qui nécessitent un dialogue profond et argumenté entre les savants des différentes religions et les institutions.
 
Enfin, l’intégrité physique et morale, c’est aussi comprendre qu’un individu a le droit de connaitre sa filiation. Des repères aussi simples mais tellement importants tels que savoir qui est son père et qui est sa mère sont ébranlés. Cela ne date pas uniquement de la loi dite sur le « mariage pour tous » mais cette dernière a bel et bien marqué un pas supplémentaire dans la dislocation de la filiation en énonçant qu’un enfant pourrait avoir deux pères ou deux mères.
 
la Famille
 
La famille quant à elle assure la transmission et la continuité des valeurs. Pour réussir cette transmission, il faut d’abord que les parents appliquent ce en quoi ils croient. L’éducation réussi beaucoup par l’exemple ; d’ailleurs, dans le Coran, Dieu nous rappelle régulièrement que les croyants ont dans le Prophète Muhammad (SBS) un modèle à suivre.
 
«  En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment ». Sourate les Coalisés (33), verset 21
 
Nous pouvons dire que le Prophète appliquait concrètement les valeurs et enseignements moraux du Coran, à tel point que la mère des croyants, son épouse bien aimée Aicha (SS) à qui l’on posa la question : » Comment était le Prophète ?  » Elle a répondu :  » C’était un Coran qui marche  »
 
Ceci est donc la première mission des parents : être des modèles fiables. L’épreuve moderne pour les familles, est de résister aux bouleversements de la structure familiale et des rôles parentaux. La société doit tout mettre en œuvre pour soutenir les parents dans leur mission capitale. Ni le système éducatif, ni le groupe ne pourrait remplacer pleinement une famille construite autour des valeurs les plus importantes comme l’honnêteté, la tolérance, l’égalité homme-femme, le respect des autres, le travail, la solidarité…
 
Nous avons le devoir de nous interroger sur l’avenir des familles et de la société quand un enfant qui devrait être considéré comme un citoyen en devenir, devient plutôt un droit que l’on revendique à tout prix.
 
Il est quand même paradoxal, voir étrange, qu’à notre époque où l’on prône un retour au naturel, où l’on cherche à mieux prendre en considération la nature, nous nous en écartions d’autant plus quand il s’agit de faire naître un enfant. Là, le naturel n’a pas sa place, à savoir être issu de l’union d’un homme et d’une femme. Comme nous constatons aujourd’hui les conséquences négatives des décennies de production effrénée, nous constaterons demain les conséquences de la déstructuration de la famille avec des enfants voulus comme des biens que l’on désire et que l’on conçoit en dehors de toute loi naturelle. Les enfants ne nous appartiennent pas, ils appartiennent à Dieu qui a décidé d’honorer les êtres humains du libre-arbitre. En attendant qu’ils l’exercent en pleine conscience, ils sont sous la garde de leurs parents, mère et père, auprès de qui ils vont identifier l’altérité de base de la société : l’homme et la femme.
 
Cet homme et cette femme qui sont égaux, aux yeux de Dieu, à l’égard de la loi et nous l’espérons un jour dans la société. La famille est là aussi pour enseigner cette égalité et doit combattre toute tentative de déconsidérer la femme. Le respect de l’homme envers son épouse est déjà la première leçon d’égalité que suivront les enfants. Il appartient à chaque famille d’organiser sa vie comme elle l’entend, selon ses contraintes, ses projets, mais encore une fois il est essentiel que certaines valeurs soient présentes et transmises. L’égalité homme-femme en fait partie. De ce premier exemple, les parents que nous sommes pourront alors enseigner à nos enfants l’égalité entre tous les êtres humains.
 
La famille élargie est aussi un lieu de solidarité où ses  membres s’entraident, se conseillent, s’épaulent. Il y a ces moments particuliers de solidarité quand nos aînés vieillissent et qu’ils souffrent de graves  maladies. Nous devons nous interroger et interroger la société sur le sort des personnes âgées. Dieu a insisté sur cette valeur fondamentale que sont les parents. Rappelons-nous que la satisfaction de Dieu réside dans celle des parents, ainsi que Sa colère, que Dieu nous en préserve. Et bien, là encore, la famille aimante, prenant soin de ses membres âgés comme elle le peut, présente pour eux, va faire vivre cette valeur et la transmettre aux jeunes générations qui seront amenés un jour, nous l’espérons, à prendre soin de nous. Il est effrayant de voir le traitement actuel de personnes qui ont tant donné durant leur vie. Certains ne reçoivent aucune visite quand d’autres subissent brimades et humiliations. Nous devons montrer qu’une autre voix est possible en donnant plus de moyens à la famille pour accompagner ses aînés.
 
Enfin, dans nos sociétés sécularisées où il est devenu difficile de parler de Dieu, la famille est le lieu par excellence pour L’évoquer. Parler de Dieu, de Son existence, Son Unicité, Sa miséricorde infini, Sa sagesse, Sa douceur…Parlons de Dieu à nos enfants, enseignons-leur que leur Seigneur est un Seigneur doux, aimant, pardonneur et qui répond aux prières. Proche de nous, Dieu est accessible pour ceux qui Le désire. Si nous enfants sont attachés à Dieu, soyons sûr que c’est la meilleure protection pour toute la vie. S’ils aiment Dieu, malgré les erreurs, ils souhaiteront revenir et se conformer à ce que Dieu aime. Nous devons leur transmettre cet amour sincère pour Dieu et leur montrer qu’être croyant n’est pas une honte, c’est un grand privilège. Nous sommes reconnaissants envers Dieu Le Très-Haut de nous avoir accordé l’honneur de croire en Lui et de Le reconnaitre comme Seigneur. Les mutations sociétales ont relégué le sujet de Dieu comme un sujet obsolète d’autant plus fortement qu’une lecture intégriste de la laïcité a fait son lit. Croire en Dieu ne porte pas atteinte à ceux qui n’y croient pas. L’inverse devrait être vrai.
 
le Vivre-ensemble
 
La question du Vivre-ensemble est également à investir. Il ne consiste pas à accoler des individus les uns à côté des autres mais bien de faciliter l’entreconnaissance et la coopération. Si on évoque le vivre-ensemble dans nos sociétés en mutation, c’est bien parce qu’il représente la seule issue possible pour la paix et la prospérité dans nos pays. Cela nous rappelle la parole de Dieu qui nous explique le sens de la création de la diversité humaine souhaitée par Dieu « nous avons fait de vous des nations et des peuplades afin que vous vous entreconnaisssiez » (sourate Les Appartements (49), verset 13).
 
Le Vivre-ensemble suppose naturellement le respect des règles communes mais aussi et surtout la reconnaissance de valeurs communes. Le Vivre-ensemble a besoin aussi de tolérance, d’ouverture, de dialogue. Mais il ne doit pas se limiter à la discussion courtoise. Le Vivre-Ensemble implique que nous prenions en considération les difficultés de l’autre et ses aspirations afin qu’ensemble nous puissions construire la société que nous léguerons à nos enfants.
 
Une des conditions pour réussir ce projet est naturellement de lutter contre toutes les formes de racisme. Nous le répétons bien haut, toutes les formes de racisme sans exception. Le racisme, l’islamophobie,   l’antisémitisme, la misogynie, la xénophobie… toute haine portée sur un être humain en raison de ce qu’il est ou de ce en quoi il croit est inacceptable. Nous devons tous, chacun d’entre nous, combattre les préjugés qui nous empêchent de réaliser la fraternité humaine et qui fait partie des plus hautes valeurs morales.
 
Nous devons également être capables de secourir son prochain. Il n’y pas de vie commune sans destin commun et sans moyens mis en commun. Une société qui exclut les plus pauvres, les malades, les personnes âgées, les personnes handicapées ou les femmes voilées est une société qui détruit le lien social, ciment du vivre-ensemble. Nous avons besoin d’égalité et de justice pour y arriver. Ne laissons pas également nos valeurs de solidarité et de partage devenir des mots creux. Pratiquons – les ensemble et tout le temps. Avec nos proches, nos amis, nos voisins, nos collègues, les gens que nous connaissons et ceux que nous ne connaissons pas. Le Vivre-Ensemble n’a pas besoin de grandes manifestations, il a juste besoin que chacun d’entre nous laisse une place pour l’autre dans son cœur et dans ses biens.
 
Le dialogue religieux a aussi un rôle à jouer dans ce grand projet du Vivre-Ensemble. Il permet aux croyants de réaffirmer leurs valeurs communes et porter un message d’ouverture aux différentes communautés religieuses. La brutalité des changements sociétaux sur le mariage et la famille ont secoué chrétiens, musulmans et juifs, et il est important de nous rassembler sur les valeurs communes de nos fois respectives, non pas pour recevoir ensemble les opprobres de certains esprit anti-religieux, mais pour construire un dialogue constructif avec le reste de la société. Le propre de la foi c’est – à un moment donné – de questionner l’homme sur sa propre finalité et sur le sens de ses choix. Les débats sociétaux doivent être investis par l’expérience du dialogue religieux afin qu’ensemble la société entende aussi la parole des hommes et des femmes de Dieu, qui sont aussi des acteurs de terrain dans le quotidien des gens.
 
D’une manière générale, concrétiser le vivre-ensemble, c’est aussi se retrouver dans des causes communes. En ce sens, l’engagement qu’il soit militant, humanitaire, politique…nous permet de ne pas considérer ce qui nous différencie mais ce qui nous rapproche. S’engager avec les autres, pour les autres, c’est réaliser un idéal moral. C’est pratiquer la solidarité, c’est vivre le partage, c’est porter un message à travers une éthique, un comportement et une parole justes. C’est parfaire son humanité comme nous le rappelle cette parole du Prophète SBS « le meilleur d’entre vous est le plus utile aux hommes ». Comprenons bien ; il s’agit d’être utile aux hommes, sans distinction.
 
Enfin, sur une planète dite globalisée, qui nous parait de plus en plus petite, le Vivre-Ensemble peu s’exprimer à l’échelle mondiale. Comment imaginer qu’il y a encore une minorité d’êtres humains qui consomme la majorité des ressources ? Comment comprendre que pendant que nous sommes ici à apprécier nos échanges et à parler de valeurs, d’autres personnes courent pour éviter les bombes, tandis que d’autres sont enfermées à tout jamais sans pouvoir se défendre, ou d’autres sont encore à subir les exactions de ceux qui les dominent. Vivre-ensemble sur cette Terre nous impose de défendre ceux qui souffrent à cause de conflits dont ils sont innocents. Le peuple syrien est assassiné, le peuple palestinien est écrasé et attaqué, les minorités Rohingyas de Birmanie sont massacrées tout comme celles de Centrafrique, le peuple égyptien a été pris en otage par ceux qu’il a chassé et qui maintenant emprisonnent en toute impunité … Pas de vivre-ensemble sur cette Terre sans justice pour tous ces peuples qui aspirent simplement à la dignité et à la liberté.
 
La question des valeurs dans nos sociétés en mutation est au cœur de tous les défis des musulmans de France car c’est à l’aune des valeurs musulmanes que nous nous mobilisons. C’est par la compréhension de ces valeurs et leur pratique que nous pourrons améliorer l’image négative qui colle encore injustement à l’islam. Si l’autre a peur, c’est bien souvent qu’il ne nous connait pas. Nos valeurs – qui sont universelles ou que nous partageons avec d’autres religions – sont là pour porter le message de l’islam, un message de paix, de justice et de solidarité. Que pouvons-nous apporter à la société ou à nos concitoyens si ce n’est contribuer à la morale et aux valeurs ?
 

Mesdames, Messieurs, chères sœurs, chers frères, je vous remercie.

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